Dans ce texte j'ai voulu démontrer les différentes formes de peur que l'on peut constater ou même vivre. L'idée de la peur réaliste ou irréaliste. Celle que l'on peut démontrer par des faits ou celle qui reste plus dans le subjectif, l'improbable.
La peur se décline sous différentes formes: La crainte, l'effroi, l'épouvante, la frayeur, la terreur, l'appréhension, le trac, l'anxiété, l'inquiétude, la panique, la phobie. Mais aucun mot ne pourra faire ressentir les émotions qui nous succitent lors d'une grande frayeur. Les impressions de perte, de néant, que plus rien ne peut vous atteindre en vivant le pire à l'instant. Cette émotion produite pour une seule et unique raison quelqu'en soit la cause, l'élément déclencheur. On inove, on crée, une nouvelle sensation encore innexplorée, profonde. Une frustration qui exulte de la métamorphose. Votre ventre prit d'une sorte de malaise très rapide. Cela ne fait pas mal au sens courant mais on ne pourrait y rapprocher d'une douleur très intense qu'on localise mentalement. L'émotion est contemporaine de pensées spécifiques. Non seulement une expérience corporelle mais aussi sensorielle. Mais c'est aussi une émotion d'anticipation. Une sensation d'étouffement, le corps se contracte, les souffle s'étrique, l'intestin se noue, la gorge se ressere. La peur monte comme un insecte qui voudrait s'enfuir. Puis de nouveau cette sensation de rétrécir, cette impression de néant, d'être sur un îlot au milieu d'un immense fleuve dont les eaux s'écoulent avec lenteur et gagnent sur l'îlot, métre par métre. Mais l'obscurité, silencieuse et lente progresse. Quelque chose s'arrête. Comme une sorte de gros moteur auquel on est tellement habitué qu'on ne remarque même plus s'il marche ou pas. Jusqu'au moment où il s'éteint et sombre. Tu dérives irrésistiblement au dessus du vide. Puis tout doucement, tu te mets à tomber. La peur est subjective comme l'évaluation du danger de toutes émotions. Cette perception n'est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L'imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. Mais l'événement prédit ne se produit pas fatalement. En intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses selon les cas possibles. La peur est un moyen de survie mais elle peut également nous échapper comme s'apprivoiser.